LARA CROFT - TOMB RAIDER : Le berceau de la vie


Dans ce film, sorti le 20 août 2003 en France, Angelina incarne le personnage Lara Croft.
Au large de l'île grecque de Santorin, dans les profondeurs marines, Lara est parvenue jusqu'au temple de Lune, jadis construit par Alexandre le Grand.
Lara y découvre une orbe dissimulée dans la statue du conquérant, ce qui motive la curiosité de l'aventurière s'avère être la carte menant à une redoutable relique, la "boîte de Pandore".
Cette partie du film fait référence au mythe de Pandore, la source de tous les maux, ou comment Zeus a créé la femme pour punir les hommes.


La boîte de Pandore...
la source de tous les maux
Lara, intriguée par la boîte de Pandore...
se décide à l'entreouvrir
Mais la referme aussitôt...
laissant peut-être échapper l'espérance
Il est parfois des choses...
qu'il vaut mieux ne pas retrouver




La boîte de Pandore


Lorsque Zeus, roi des dieux grecs, créa le monde, seuls les hommes peuplaient la Terre.
Ils étaient protégés par Prométhée, un Titan farouchement opposé au pouvoir suprême du père des dieux.
Dans la guerre qui opposait Zeus aux Titans, le rusé Prométhée parvint à dérober le feu sacré (ou le savoir divin) aux divinités de l'Olympe et le donna aussitôt aux hommes.
Courroucé par cette tromperie, Zeus, le condamna à être attaché à un rocher sur le mont Caucase, son foie se faisant dévorer par l'Aigle du Caucase chaque jour, et se régénérant la nuit.
Mais Zeus ne pouvait en rester là et voulut se venger des êtres humains en leur offrant le plus bel objet de leur désir, afin de leur inspirer passions et tourments.

Il créa la première femme, aussi fascinante que capricieuse.
C'est Héphaïstos (dieu du feu, de la forge, de la métallurgie et des volcans) qui la façonna avec de l'argile et de l'eau à l'image des déesses immortelles puis chaque olympien lui conféra un don afin d'atteindre la perfection :
- Athéna (déesse de la guerre, de la sagesse, de la stratégie militaire, des artisans, des artistes et des maîtres d'école) lui insuffla la vie et lui apprit les arts manuels comme le tissage puis dissimula sa nudité sous un voile vermeil et étincelant ;
- Aphrodite (déesse de l'amour et de la sexualité) lui donna la beauté et l'art de la séduction, dont nul être ne saurait résister ;
- Peitho, (déesse de la persuasion) lui conféra l'art de convaincre ;
- les Charites (déesses de la séduction, de la beauté, de la nature, de la créativité humaine et de la fécondité) lui passèrent au cou un collier d'or pour rehausser sa beauté ;
- les Heures (déesses personnifiant les divisions du temps, elles incarnent les divisions du jour, de l'aube à la nuit tombée) couronnèrent sa tête de fleurs ;
- Apollon (dieu du chant, de la musique et de la poésie) lui donna le talent musical ;
- Hermès (dieu du commerce, gardien des routes et des carrefours, des voyageurs, des voleurs, le conducteurs des âmes aux Enfers et le messager de Zeus et des dieux) lui apprit la parole mais aussi l'art du mensonge sur l'ordre de Zeus.

Zeus n'était que trop fier de son admirable créature dont la tendresse n'avait pas d'égal, il lui donna le nom de Pandore et décida de la présenter à l'homme.
Or, Prométhée avait un frère, Épiméthée, connu pour être quelque peu déraisonnable.
Zeus décida de lui offrir la main de la douce Pandore et chargea Hermès de la conduire auprès de lui, et lui donna aussi en guise de dot, une jarre bien mystérieuse dont il interdit à Pandore de l'ouvrir.
Cette jarre contenait tous les maux de l'humanité : la Vieillesse, la Maladie, la Guerre, la Famine, la Misère, la Folie, le Vice, la Tromperie, la Passion, l'Orgueil ainsi que l'Espérance.
Malgré la mise en garde de son frère Prométhée, celle de ne jamais accepter un cadeau venant de Zeus, Epiméthée, foudroyé par l'amour et ébloui par la beauté de Pandore, la choisit pour épouse.

Aux côtés de son époux, Pandore jouissait de la vie et savourait son bonheur.
Ne pouvant réprimer son désir de découvrir le contenu de la jarre et ce malgré l'interdiction des dieux, Pandore posa la main sur le couvercle.
A peine fût-elle entreouverte que tous les maux de l'humanité s'échappèrent.
Consciente de son impardonnable faute, Pandore se décida à refermer le funeste coffret, mais en vain.
Tous les maux se répandirent sur la Terre.
Tous, à l'exception de l'espérance qui s'éveillait lentement au fond de la boîte, fragile et solitaire, permettant à l'humanité, tout en affrontant ces maux, de ne jamais perdre espoir.

C’est à partir de ce mythe qu’est née l’expression "boîte de Pandore", qui symbolise la cause d’une catastrophe.



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<2>"La similitude biblique"
Un rapprochement du mythe de la boite de Pandore peut être fait avec le mythe d'Adam et Ève.
Dans ces deux mythes, c'est la femme, pourtant avertie (par Dieu dans la Bible, ou, ici, par Prométhée et Zeus), qui commet une irrémédiable erreur (en croquant le fruit défendu dans la Bible, ou, ici, en ouvrant la boîte de Pandore), plongeant ainsi l'humanité dans une vie faite de maux et de douleurs.
Toutefois, la version biblique semble peut-être plus indulgente pour la femme, qui y est poussée à la faute par le serpent tentateur, et qui ne porte pas la faute seule, puisque le fruit est partagé avec l'homme, partage qui les représente comme la source de tous les maux.
Au contraire, nous pouvons considérer Pandore comme celle qui donna à l'homme la possibilité de s'améliorer dans les épreuves et l'adversité avec l'espérance.



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Peintures, illustrations et sculptures


Titre de l’oeuvre : Pandore
Auteur : Jules Joseph Lefebvre
Date de réalisation : 1882
Type de l'oeuvre : Huile sur toile
Dimensions : 96.5 × 74.9 cm
Lieu de conservation : Collection privée
Titre de l’oeuvre : Pandore
Auteur : Jean-Pierre Cortot
Date : 1819
Type de l'oeuvre : Sculpture
Genre : Marbre bronze plâtre
Dimensions : 159 × 48 × 39 cm
Lieu de conservation : Musée des beaux-arts de Lyon
Titre de l’oeuvre : Pandora's box
Auteur : Arthur Rackham
Date de réalisation : 1939
Type de l'oeuvre : Illustration
Titre de l’oeuvre : Pandore
Auteur : John William Waterhouse
Date : 1896
Type de l'oeuvre : Huile sur toile
Dimensions : 91 × 152 cm
Lieu de conservation : Collection privée
Titre de l’oeuvre : Le Châtiment de Prométhée
Auteur : Jacob Jordaens
Date : 1640
Type de l'oeuvre : Peinture sur toile
Dimensions : 245 x 178 cm
Lieu de conservation : Wallraf-Richartz Museum à Cologne


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